
À l’instar d’André Breton, c’est au détour d’une brocante que le bouton m’est apparu en trouvaille. L’attrait pour cet objet, qui offre un champ d’exploration très vaste, me pousse à l’appréhender sous toutes ses coutures. J’utilise des tissus, aiguilles, fils, épingles, cadres… dégotés au gré de mes pérégrinations et m’astreins à composer avec ce trésor hasardeux.
A travers ces multiples figures boutonnées j’interroge l’être-ensemble. La question de l’appartenance fait partie intégrante de mon travail. Les boutons viennent articuler la sphère privée et la sphère publique, ils contaminent ce qui dans l’autre se croyait à l’abri. Ces apparitions, masques ou bien encore spectres nous parlent de ce qui est présent et absent, de l’infinie complexité de ce que l’on nomme communauté.